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Safari au Kruger : Punda Maria 2022

Hyene lors d'un safari à Punda Maria dans le parc national Kruger en Afrique du Sud
Hyène lors d’un safari à Punda Maria dans le parc national Kruger en Afrique du Sud

Safari au Kruger : Punda Maria 2022

Ce récit de mon voyage en Afrique du Sud pour un safari au Kruger en 2022 au sein du camp de Punda Maria vous emmènera à mes côtés dans le bush, vous transmettant toutes les émotions et les ressentis de ce séjour merveilleux.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur le parc national Kruger, venez consulter mon guide du Kruger qui vous présente en détail ce parc merveilleux.

J’espère que vous aurez du plaisir à lire le récit de mon safari au Kruger à Punda Maria et qu’il saura vous faire voyager au travers de ses lignes !

Safari au Kruger à Punda Maria – Jour 1 : arrivée au camp de Punda Maria

Installation et découverte du camp de Punda Maria

Il est 6:00 du matin et Malika et moi prenons la route pour le parc national Kruger. Nous quittons notre camping de Bakgatla dans le parc national Pilanesberg et nous préparons à effectuer la longue route qui nous mènera jusqu’à Punda Maria.

La route est agréable et devient très scénique sur la fin du trajet, lorsque nous nous rapprochons du paradis faunistique qu’est le Kruger. Nous commençons à sentir les embruns du monde sauvage, sentant nos coeurs battre à l’approche de cette oasis animalière. Cela ne fait que 7 heures que nous sommes coupés de la vie sauvage, mais c’en est déjà trop, il nous tarde de retrouver la vision des animaux.

Nous atteignons la porte d’entrée « Punda Maria » du Kruger afin de nous acquitter de notre besogne administrative de laquelle il sera décidément impossible de se passer… Après vingt minutes passées dans le bureau des officiels du parc, aux côtés d’une personne au demeureant charmante, nous reprenons la route en direction de nos pénates du soir.

Ah qu’il est bon de retrouver la nature, la vraie, celle qui nous fait vibrer, celle qui peut nous surprendre à chaque buisson, au détour de chaque route, au croisement de chaque émotion.

Nous atteignons le camp de Punda Maria vers les 16:30. Ce dernier est le deuxième logement le plus septentrional du parc. Il se trouve dans la zone la « moins dense en animaux » (bien que cela soit un doux euphémisme pour le parc, tant sa densité animalière est incroyable par rapport aux autres parcs africains). En effet, plus vous vous rapprochez du sud du Kruger, plus vous avez de chances de croiser un grand nombre d’animaux sur votre route.

Le camp est très agréable, petit, bien aménagé, et il a le luxe de posséder un point d’eau juste en face du camping ! Malheureusement, nous arrivons trop tard pour nous installer aux emplacements donnant sur ce dernier et il nous faudra nous contenter de nous y rendre à pied (un trajet épuisant de 20 secondes environ).

Nous achetons au petit magasin du camp notre carte du parc et allons nous installer auprès du point d’eau. Les éléphants et les buffles s’y trouvent déjà, nous offrant un spectacle digne du meilleur comité d’accueil qui soit.

Après avoir observé les pachydermes et les ruminants pendant de longues minutes, nous regagnons notre emplacement de camping afin de savourer notre première nuit dans le Kruger. La température est douce, cela nous change de notre séjour au Kgalagadi et de ses -8 degrés la nuit, la nuit est calme, seuls quelques cris de hyènes transperceront le silence de la pénombre.

Première matinée de safari à Punda Maria

Trépignants d’impatience pour notre premier safari dans le parc, il nous est impossible de patienter jusqu’à l’heure d’ouverture officielle des portes à 6:00. Nous attendons donc devant cette dernière, prêts à faire feu à 5:50. Il est 5:57 lorsque nous franchissons les portes du camp, impatients d’arpenter les pistes qui s’étendent autour de Punda Maria.

Le secteur est assez pauvre en itinéraires et nous n’effectuons qu’une seule boucle se trouvant aux abords du camp. En effet, nous ne restons pas à Punda Maria et partons directement en direction de Shingwedzi, notre prochaine étape au sein du Kruger. Toutefois, cette boucle fut loin d’être inintéressante !

Après une vingtaine de minutes de safari, nous sentons que l’air se charge, que les animaux sont proches, que les effluves d’une rencontre viennent alimenter nos coeurs surexcités. Notre instinct ne nous avait pas trompé. Au détour d’un contour de la route, nous tombons nez à nez avec une énorme horde de buffles. Nous stoppons net notre véhicule, désireux de nous laisser happer par la marée noire et encornée qui déferle sur nous.

Encerclés par les énormes bovidés, nous ne pouvons qu’attendre, laisser la troupe effectuer sa tanshumance alimentaire quotidienne, et admirer le sentiment de toute puissance que dégage cet essaim à sabots. Toutes les générations se mêlangent. Des petits encore frêles et insouciants aux adultes massifs dans la force de l’âge, en passant par les vieillards traînant la patte en marge du groupe. Très important pour les buffles de conserver ces membres du troupeau fatigués. En effet, la loi de la savane dit que vous n’avez pas besoin de courir vite pour échapper aux lions, mais simplement plus vite que votre congénère…

Après de longues minutes à sentir le souffle (et pas que…) de nos vaches africaines, nous nous mettons en quête de nouveaux habitants du bush africain. Au détour de la route, alors que nous scrutons les alentours à la recherche d’une silhouette suspecte, nous tombons face à face avec trois hyènes se reposant sur le bord de la route. Ces dernières ne semblent pas, mais alors vraiment pas, perturbées par notre présence.

Elles daignent lever la tête pour s’enquérir de notre intrusion dans leurs rêves, et repartent compter les gnous dans un sommeil des plus profonds. Nous les abandonnons donc à l’étreinte de Morphée et reprenons la route. C’est d’ailleurs sur cette dernière qu’un indice qui allait accélérer le rythme de notre matinée attire notre attention. Des traces toutes fraîches !

Je dois vous avouer que, sur le moment, nous ne pouvons précisément dire à qui elles appartiennent, tout en étant capable d’exclure les éléphants de notre liste de suspects bien sûr… Nous appuyons alors sur le champignon afin de tenter de rattraper les dépositaires de ces empreintes. Ces dernières suivent le tracé de la route et commencent de plus en plus à ressembler à la patrouille matinale d’un prédateur.

Nous croisons alors un véhicule nous avertissant qu’ils ont observé des lycaons à une dizaine de minutes d’ici, sur la route. Ni une, ni deux, nous maintenons notre cap à la recherche des canidés. Nous tombons finalement sur ces derniers. Ils sont alertes, les sens aiguisés, prêts à capter le moindre signal trahissant la présence d’une proie potentielle. Nous suivons le couple durant une quinzaine de minutes et soudain, ils captent une piste. Ils disparaissent alors aussitôt dans les brouissailles et nous ne pouvons plus entendre que leurs vocalises de chasse si partiulières.

Wouah ! Quelle première matinée de safari dans le parc national Kruger. Punda Maria a dépassé de très loin toutes nos attentes et nous nous réjouissons d’ores et déjà de rejoindre le camp de Shingwedzi, plus au sud.

Buffle lors d'un safari à Punda Maria dans le parc national Kruger en Afrique du Sud
Buffle lors d’un safari à Punda Maria dans le parc national Kruger en Afrique du Sud
Lycaon lors d'un safari à Punda Maria dans le parc national Kruger en Afrique du Sud
Lycaons lors d’un safari à Punda Maria dans le parc national Kruger en Afrique du Sud

J’espère que vous avez du plaisir à lire ce récit et qu’il vous a donné envie de visiter Punda Maria ! Si vous souhaitez me poser une question sur l’article, sur n’importe quel autre sujet animalier, ou que vous désirez que j’organise votre voyage en Afrique du Sud pour vous, contactez-moi et je me ferai un plaisir de revenir vers vous dans les plus brefs délais.

En attendant le prochain article, je vous souhaite tout le meilleur, soyez passionné, restez motivé, à bientôt !

Loïc Maire, le 27.01.2024